Dés mardi 18 mars 2008, lors d’une interview radio, le Président du Le MNLE Pays de la Loire naturellement a donné son point de vue sur cette pollution de l’Estuaire maritime de la Loire avec 400 tonnes de fuel lourd.
L'alerte à la pollution aurait déclenchée, dimanche à 18 heures, mais, très vite, la raffinerie a indiqué que "l'incident était clos et maîtrisé".
C’est par la presse nationale que nous avons été informé plus de 24 heures après le déclenchement de la Pollution et après le passage éclair qui se voulait rassurant Monsieur Jean-Louis Borloo Ministre de l’Ecologie. C’est faire beaucoup de manière et d’ajouter à la confusion en déclarant qu’il faut tirer « des enseignements » de cette pollution par rapport au projet de développement du port et notamment Donges-Est.
La pollution provoqué par la rupture d’une canalisation d’alimentation en fuel lourd destinée à alimenter les réservoirs de navires est selon lui "grave", même si "ce n'est pas une grosse marée noire". L'estuaire de la Loire, zone humide, donc fragile, regorge de roselières et de vasières et abrite une faune très riche. Cette pollution porte atteinte à la préservation de la biodiversité. Plusieurs centaines d’oiseaux sont déjà mazoutés.
Le MNLE tient à saluer le travail de dépollution engagé par les trois cents hommes à terre et en Loire.
Le MNLE estime qu’il est particulièrement désinvolte que les membres de la Commission Locale d’Information et de Concertation (CLIC) de la raffinerie de Donges ne sont pas été informés par les services de l’Etat, mais ce n’est pas la première fois que nous le constatons.
Total a renouvelé « ses excuses sincères auprès des riverains et des collectivités pour ce déversement accidentel » et assure qu’il allait prendra en charge les coûts de nettoyage liés à cette pollution ». C’et bien la moindre des choses.
TOTAL n’est plus au dessus des lois, le jugement de la catastrophe de l’ERIKA et sa condamnation pour préjudice écologique devrait l’inciter à indemniser les usagers du fleuve, comme les pêcheurs de civelles mais aussi contribuer à favoriser le retour à un équilibre du milieu.
Le MNLE Pays de la Loire naturellement, comme membre de la CLIC de la Raffinerie de Donges, demande à Monsieur le Préfet, de la réunir dans les meilleurs délais afin de lui fournir les informations sur les causes, connaître les caractéristiques du fuel lourd au regard des risques encourus au niveau des hommes, du milieu et sur l’évolution des chantiers de dépollution.
Le MNLE s’interroge sur l’efficacité des procédures d’information et d’intervention. Il souhaite que l’enquête contribue à faire la lumière sur les responsabilités afin que le préjudice écologique puisse être mesuré tout en s’assurant de l’indemnisation équitable des usagers du Fleuve et des collectivités touchées notamment.
le 18.03.2008
Photo:Frank Perry AFP/Archives ¦ Des agents de le sécurité civile nettoient la côte à Paimboeuf, en face de la raffinerie Total de Donges, le 18 Mars 2008